Un condo en ville ou en banlieue?

Publié le 01-09-2016

L’achat d’une résidence demeure d’une telle importance que le choix du genre d’habitation, de son emplacement, de son prix, de l’investissement consacré en temps et en argent à la maintenir en bon état, doit être bien jaugé. C’est alors que se pose la question s’il faut opter pour une résidence unifamiliale ou une copropriété? Serait-elle située en banlieue ou en ville?

Avant de se lancer dans l’aventure de l’acquisition de votre habitation, l’élaboration d’un budget s’impose d’abord et avant tout. Il ne s’agit pas souvent de savoir combien je veux payer, mais combien je peux payer? La Chambre immobilière du Grand Montréal a publié dernièrement des statistiques sur les prix médians des copropriétés, de janvier à juin 2016, à partir des données fournies par Centris. On apprend que dans l’île de Montréal, le prix s’élève à 280 000$, à Laval 215 000$, Rive-Nord 175 000$, Rive-Sud 195 000$ et Vaudreuil-Soulanges 176 850$. (Pour voir l'intégralité des statistiques, cliquez-ici)

À titre comparatif, mais non déterminant compte tenu de la période couverte, la Fédération des chambres immobilières du Québec a publié également à partir des données fournies par Centris, le prix moyen d’une maison unifamiliale dans la région métropolitaine, au 1er trimestre de 2016. Ainsi, acquérir une unifamiliale à Brossard/Saint-Lambert vous coûterait 482 493$ (en hausse de 22% sur cinq ans), alors que dans Ahuntsic/Cartierville, le prix grimpe à 531 748$ (en hausse de 21% sur cinq ans). Mais si vous choisissez St-Jérôme, le coût est de 220 013$ (en hausse de 8% sur cinq ans). 

Qui achète un condo?

On peut avancer sans risquer de se tromper que beaucoup de couples avec enfants préfèrent acheter une unifamiliale en banlieue. En revanche, un célibataire, un couple de baby-boomers, un investisseur seraient plus enclins à vouloir habiter dans un condo à Montréal.

Si vous arrêtez votre choix sur une copropriété à Montréal plutôt qu’en banlieue, vous gagnerez sur un assez bon nombre de points contrairement aux gens qui choisissent la banlieue, peu importe que la résidence soit une unifamiliale ou un condo. Il y a d’abord ce gain en termes de temps, car si l’on opte pour la banlieue et qu’on travaille à Montréal, il y a ce prix à payer : voyager matin et soir ; utiliser son véhicule, c’est accepter de faire face aux embouteillages devenus récurrents par les temps qui courent ; c’est subir les irritants de la conduite automobile lors des tempêtes de neige, les difficultés entourant le stationnement, et tout le stress vécu une fois arrivé au bureau et à la maison. Ajoutez les dépenses relatives à l’achat et l’entretien de votre véhicule, sans oublier les frais du permis et des immatriculations.

Travailler à Montréal devrait logiquement nous amener à faire le choix d’y habiter, car, malgré certains irritants comme les pannes au métro, le transport en commun demeure fonctionnel et rapide. Un meilleur emplacement de votre copropriété serait aussi une plus-value compte tenu des services de proximité principalement dans les quartiers centraux alors qu’en banlieue, à titre d’exemple, la pinte de lait n’est pas toujours rapidement accessible à pied dans le dépanneur du coin.

La ville ou la banlieue?

Certes, il y a ce calme et cette paix que l’on pourrait trouver en banlieue contrairement à la vie trépidante de Montréal. Car une fois résolu l’aspect financier du coût ayant amené au choix de la copropriété, se pose alors la question de savoir si on est fait pour la vie urbaine ou le calme de la banlieue.

Sans commettre d’erreur, acheter une copropriété en banlieue, c’est posséder un espace habitable beaucoup plus grand contrairement à une copropriété acquise à Montréal pour le même prix.

Un fait unit toutefois le copropriétaire montréalais et banlieusard : ils peuvent jouir de leur demeure sans se soucier de la tonte du gazon, du pelletage de la neige, de l’entretien d’une piscine puisque ces tâches sont effectuées par des tiers rémunérés à partir des cotisations mensuelles.

L’autre fait qui peut les désunir, c’est le lieu. Sans doute, il y a ce côté paisible de la banlieue, ses grands espaces ; l’accès parfois rapide à des cours d’eau, à une montagne, à un centre de la nature, à une forêt. En revanche, les inconditionnels de la vie urbaine vous diraient que Montréal a aussi son Jardin botanique, sa montagne et ses dizaines d’espaces verts, et surtout l’avantage d’avoir un vrai centre-ville, des quartiers dynamiques avec des cafés, des bars, et de hauts lieux de culture et de rencontres qui facilitent la mobilité active.

Alors un condo en ville ou en banlieue?


Par Saïd Mahrady

Nous vous invitons le mois prochain à lire le texte : Êtes-vous fait pour vivre en condo? Vous apprendrez plus sur la vie en copropriété, un mode de plus en plus populaire au Québec. Mais ce style de vie, malgré ses nombreux avantages, ne convient pas à tout le monde. 

  Les sujets traités sont offerts à titre d'information et ne représentent pas des avis juridiques.

Dans la même catégorie : Vivre en condo

Achat d’un condo : plus compliqué qu’une maison

L’achat d’une copropriété exige plus de prudence que l’achat d’une maison individuelle
  01-12-2016

Êtes-vous fait pour vivre en condo?

La vie en copropriété est de plus en plus populaire au Québec. Mais ce style de vie, malgré ses nombreux avantages,…
  01-10-2016

​Combien vous coûtera réellement votre condo ?

Si vous prévoyez faire l’achat d’un condo en 2016, il y a, au-delà du coût d’achat initial quelques autres…
  22-01-2016
blog comments powered by Disqus