Reprises des ventes de propriétés en 2016 comparé à une diminution d’hypothèques

Publié le 01-03-2017

En 2016, malgré une reprise de ventes de propriétés, le nombre d’hypothèques publiées au Registre foncier lui est en déclin. Ainsi, le nombre d’hypothèques publiées en 2016 s’élève à 240 000 ce qui représente une diminution de 1 % relativement à l’année dernière.

Dans son rapport portant sur le marché hypothécaire de 2016, diffusé en février, Publication JRL attribue cette baisse à un changement dans la fréquence de publication des renouvellements et refinancements hypothécaires. L’étude porte sur l’ensemble des hypothèques qu’elles soient émises sur des propriétés résidentielles ou non.

L’analyse dresse un survol des changements qui ont transformé le marché hypothécaire québécois depuis quelques années. Les taux d’intérêt ont atteint un plancher, les courtiers hypothécaires se font de plus en plus présents et les sociétés de financement hypothécaires ont pris de l’expansion. De plus, le recours à des marges de crédit hypothécaires s’est grandement accentué.

 

Domination des institutions 

Le rapport de Publication JRL illustre quelques tendances. Au Canada comme au Québec, le marché hypothécaire est dominé par une poignée d’institutions. Les sept grandes banques canadiennes et la Caisse Desjardins ont signé 87,5 % des hypothèques reliées à l’acquisition d’une nouvelle propriété publiées au Registre foncier du Québec en 2016.

Au Québec, Desjardins demeure le leader incontesté relativement au nombre d’hypothèques associées à de nouvelles acquisitions publiées au Registre foncier au Québec avec 38 % du marché.  Au 2e rang se trouve la Banque Nationale du Canada (BNC) avec 13 % du marché. Ainsi, à elles seules, ces deux créanciers couvrent plus de la moitié du marché hypothécaire.


Différence selon  les régions

Avec plus de 61 000 actes hypothécaires publiés au Registre foncier dans la région de Montréal en 2016, ce territoire représente près de 48 % du marché hypothécaire de 2016. Ce secteur est moins dominé par Desjardins étant donné la concurrence des banques plus forte à Montréal que dans le reste du Québec.

Les banques sont fortement présentes dans le reste du Canada. Ainsi, la Banque Scotia, la RBC et la TD obtiennent leurs meilleures parts de marché dans la région d’Ottawa avec plus de 10 % chacune des hypothèques publiées au Registre foncier et reliées à une acquisition de propriété. Le cas le plus frappant est celui de la Banque Scotia qui a consenti 13 % des hypothèques émises à Gatineau contre seulement 4 % dans l’ensemble du Québec.

 

Perte de terrain 

Malgré un secteur qui demeure largement concentré, les grandes institutions ont perdu du terrain au Québec depuis quelques années, et ce, au profit des autres joueurs, notamment les sociétés de financement hypothécaire.

En conclusion, la plus grande compétitivité du marché apportée par le développement des sociétés de financement hypothécaire s’est effectuée au profit des emprunteurs en réduisant les taux d’intérêt. Par contre, les nouvelles règles hypothécaires annoncées l’automne dernier pourraient freiner la croissance des sociétés de financement hypothécaire.


Les faits saillants

• Les 8 principales institutions financières du Québec ont consenti 87,5 % des hypothèques associées à de nouvelles acquisitions en 2016, une baisse de 1 % par rapport à 2015.

• Les petits prêteurs gagnent du terrain dans le marché hypothécaire au cours des 5 dernières années passant de  9,4 % des parts de marché en 2011 à 12,5 % en 2016.

• Desjardins continue d’être le leader hypothécaire au Québec en 2016 alors qu’il a signé 38 % des actes hypothécaires sur des propriétés nouvellement acquises.

• La CIBC se démarque avec la plus forte croissance des parts de marché parmi les 8 principales institutions.

Source : Publication JRL 

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