Perspectives d’achat et de vente pour 2018

Publié le 01-02-2018

Carole Jarry, courtier immobilier. 


De l’avis de deux spécialistes de l’immobilier, la vente de copropriétés à Montréal poursuivra sa croissance en 2018. Cette progression est redevable en grande partie à des étrangers qui investissent dans la métropole.

Courtier en immobilier depuis 27 ans, Carol Jarry a ouvert son agence en 2015 qui couvre un territoire précis: Rosemont-Villeray, Plateau Mont-Royal. Sa clientèle est composée à 80% d’Européens.

«Ils achètent un appartement pour leur enfant qui va venir étudier ici dans une quinzaine d’années», explique-t-elle. Entretemps, ils louent le condo.

Parmi les quatre agents qui travaillent pour L’Espace Immobilier Mtl, l’un d’entre eux, Emmanuel Dubos s’occupe spécifiquement des investisseurs de l’Europe, des États-Unis et de l’Amérique du Sud.

Badr Sidqui, courtier immobilier

En ébullition

Même constat du côté de Badr Sidqui, courtier chez Remax qui estime que la vente de condos au centre-ville de Montréal demeurera vigoureuse. «J’ai remarqué que des Chinois et Américains investissent dans le secteur Ville-Marie», dit-il.

Le Plateau Mont-Royal commence toutefois à être saturé. «Le marché se déplace vers Hochelega-Maisonneuve où un immeuble de six logements s’est vendu pour un montant de 1 300 000$, un record.»

Stagnation

M. Sidqui travaille aussi à Laval. La situation est toutefois bien différente de l’ébullition montréalaise. Sur le territoire lavallois, les projets de condos ont connu une forte croissance en 2013-2014. «Actuellement, il y a une certaine stagnation dans le marché. Il y a plus d’offres que de demandes et certains vendent à perte.»

Favorable à l’acheteur

De son côté, Carol Jarry observe que le marché montréalais demeure légèrement favorable à l’acheteur. «Il y a encore plus de copropriétés disponibles que d’acheteurs potentiels.»

En 2017, sur territoire de Rosemont et du Plateau, on constate 909 ventes de copropriétés sur un total de 1013, disponibles. «Il reste donc un surplus de 104 condos non vendus soit de 10% de l’offre, une situation similaire à 2016», observe Mme Jarry.

Comment entrevoit-elle 2018? «Le marché est encore très puissant. L’augmentation des taux d’intérêt pourrait faire plafonner le prix de condos dans certains secteurs où il y a un surplus d’offres.»

De son côté, M. Sidqui estime qu’il faudra surveiller l’impact du resserrement des nouvelles règles hypothécaires imposées par Ottawa. «Si l’acheteur possède sa mise de fonds de 5 ou 10%, c’est le temps de bouger rapidement. Je conseille de ne pas trop tarder à acheter en cas d’une autre augmentation des taux d’intérêt.»

Un bon investissement 

Carol Jarry est du même avis. «L’immobilier demeure un très bon investissement», note-elle.

«Notre métier a évolué. Les acheteurs recherchent non pas seulement une copropriété, mais aussi des conseils plus spécialisés comme la connaissance du quartier, les types de sols, etc.»

«Dans le secteur du condo, nous avons une obligation déontologique de donner un avis défavorable au client. Si l’immeuble compte 22 ans d’existence et qu’il n’y a aucun fonds de prévoyance et que le toit doit être refait, on le dit.»

Dans le monde immobilier comme en affaires, la confiance, l’intégrité, et la transparence demeurent un gage de succès.

Par Annie Bourque




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