Le marché de Griffintown vu par un courtier immobilier

Publié le 21-06-2016

«Alexandre Dumas a obtenu l’attestation Diamant, ce qui l’a placé parmi le top 3% des courtiers immobiliers de Royal LePage au Canada.»


Le marché de la copropriété à Griffintown tend lui aussi vraisemblablement à s’équilibrer à l’instar de ce qui se vit un peu partout au Québec pour ce genre d’habitation.

«C’est un marché plus de vendeurs que d’acheteurs, relève Alexandre Dumas, courtier pour Royal LePage Altitude que Condoproprietaire a rencontré. Il y a beaucoup de compétition. Les tours d’habitation sont en construction, mais à mon avis, ce n’est pas un impact direct sur la revente. De 2010 à 2012, c’était le pic à Griffintown ; ça se vendait très bien, mais depuis 2013, il y a beaucoup de nouveaux condos sur le marché et l’acheteur a l’embarras du choix.» M. Dumas précise en outre que les délais ont presque triplé passant de 1 mois et demi à trois mois environ dans le marché de la revente.

Situé au nord du canal de Lachine, entre la rue Notre-Dame, l'Autoroute Bonaventure et la rue Guy, Griffintown était un quartier ouvrier du sud-ouest de Montréal. Il connaît depuis ces dernières années un attrait assez important.

«Plus de valeur dans dix ans»

Âgé de 27 ans, courtier immobilier depuis 2010, M. Dumas note que l’attrait pour Griffintown demeure toujours présent. «Les prix sont moins élevés que dans le Vieux-Port et le centre-ville. Tout est neuf et c’est un quartier en plein développement. C’est surtout des jeunes professionnels avec la présence de l’École de technologie supérieure, des avocats. Un quartier très résidentiel qui est à proximité du Marché Atwater et de l’intersection Willington-Peel où il va y avoir le marché Adonis, Winner’s, des banques et des commerces de proximité, entre autres.»

La stagnation plus ou moins des prix touche davantage le marché de la copropriété et Griffintown n’échapperait pas éventuellement à cette réalité. «Dans les deux à cinq prochaines années, les prix devraient relativement se stabiliser», explique M. Dumas et d’ajouter en affirmant être persuadé que «les propriétés dans Griffintown vont prendre de la valeur dans 10 ans.»

Dans une perspective semblable, il serait irréaliste, recommande le courtier, de croire que la revente serait fructueuse d’une copropriété dans ce secteur un an après son achat. Donc, son travail de convaincre l’acheteur qui cherche une aubaine et le revendeur en quête d’un bon prix relève «du cas par cas». «Il ne faut pas seulement vendre le condo, souligne M. Dumas, mais le quartier. Acheter pour vendre et faire de l’argent rapidement, ce n’est plus possible. J’essaie d’expliquer la réalité du marché aux deux parties.»

Cette tendance vers la stabilité du marché a déjà un certain impact. On voit en effet de plus en plus de condos neufs ou non qui sont à louer. À ce chapitre, M. Dumas estime que «la location demeure assez difficile surtout pour les particuliers dépendamment de l’année où ils ont acheté et l’argent qui y ont mis. Ils ne feront pas d’argent».








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